L’Actu Live de 100Jours

Etat des lieux

VIGNETTE O LActu Live de 100Jours

Au-delà des préjugés récurrents mais dépassés, les récents sondages démentent
l’image d’une jeunesse passive, assistée, inerte. A la question suivante : « dans l’idéal,
souhaiteriez-vous créer votre entreprise ou vous mettre à votre compte ? », 56 % des
jeunes répondent oui. Le taux est nettement supérieur à la moyenne nationale (qui
plafonne à 32 %). Les chiffres le prouvent clairement : pour une majorité de jeunes,
prendre des initiatives apparaît comme une solution pour lutter contre une conjoncture
défavorable. La combativité n’est pas l’apanage des quadragénaires.

La France compte 29 millions de jeunes de 18 à 29 ans. Il existe un vivier de 1,2 million
de jeunes entrepreneurs prêts à créer une entreprise dans les deux ans. La relève est
prête, il ne faut ni la sous-estimer, ni l’ignorer.
Si le potentiel existe, pourquoi ne pas se donner les moyens pour faire en sorte que ce
souhait devienne réalité ?

Les motivations affichées par les jeunes sont variées : être indépendant arrive en tête
de liste. 60 % des étudiants plébiscitent cet aspect du métier d’entrepreneur. D’autres
motifs les animent. Citons par ordre d’importance décroissant s’épanouir, réaliser un
rêve, relever un défi. Gagner de l’argent n’arrive qu’en cinquième position : ce n’est
la motivation principale que de 28% des jeunes interrogés. Ces données traduisent
l’état d’esprit positif, autonome et responsable des jeunes générations, leur volonté de
prendre leur destin en main. Le statut d’entrepreneur fait rêver. Le salariat n’est pas une
idée porteuse d’espoir, lui qui ne garantit pas la sécurité de l’emploi et n’offre guère de
perspectives d’évolution.

Leur réussite dépendra de leur travail et de leurs efforts : 53 % des jeunes l’affirment.
Lucides, ils n’ignorent pas non plus qu’il existe des obstacles à la réalisation de leur
idéal. Créer une entreprise exige de l’argent et comporte des risques : ce sont là les
principaux freins que les jeunes désignent. Il faut être conscient des difficultés, les
solutions existent cependant. C’est l’objectif du projet 100 jours pour changer : aider les
jeunes à franchir les barrières, à passer à la phase pratique.

Les résultats de l’enquête révèlent aussi un écart entre les sexes. Le métier
d’entrepreneur semble réservé au sexe masculin. Un bon nombre de jeunes filles
disent qu’elles ne se sentent pas capables de créer une entreprise. Les vieux tabous
perdurent. Mais d’autres domaines qui apparaissaient encore il y a peu de temps comme
des chasses gardées se sont féminisés : la politique en est un bon exemple. La parité
est devenu un principe. L’entrepreneuriat a aussi besoin des femmes, pour leur sens
pratique, leur sensibilité, leur dynamisme.

Dépasser les préjugés, changer les mentalités, concrétiser les envies, le terrain est
favorable, il est temps d’agir.

 

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